Les Bienfaits Surprenants du Ski de Fond : L’Activité Hivernale Incontournable
Le ski de fond est souvent négligé au profit d'autres sports d'hiver, mais il se distingue comme l
En Savoir PlusPublié 19-10-2026, Lea Papillon
Passer une nuit dans un refuge de montagne est l’une des expériences qui distinguent un séjour itinérant dans les Alpes en hiver de vacances à la montagne plus classiques. Après une journée en raquettes ou à skis, vous arrivez dans un lieu parfois situé à plusieurs heures de marche de la route la plus proche, où vous vous installez pour la nuit.
Mais lorsqu’on n’a jamais dormi dans un refuge de montagne en hiver, il n’est pas toujours facile de savoir à quoi s’attendre.
Y aura-t-il une douche chaude? De l’eau potable? Les dortoirs seront-ils chauffés? Est-il possible de recharger son téléphone? Faut-il apporter un sac de couchage? Et que faire des chaussures et vêtements humides après une journée dans la neige?
Tous les refuges sont différents. Un refuge gardé peut proposer des repas chauds, du chauffage et des installations confortables, tandis qu’un refuge non gardé peut n’offrir qu’un abri et un endroit où dormir.
L’hiver apporte aussi ses contraintes: l’eau peut geler, l’électricité être limitée et l’acheminement des provisions est plus compliqué qu’en vallée.
Voici les principales choses à savoir pour préparer votre première nuit en refuge en hiver.
C’est la distinction la plus importante à comprendre avant de s’intéresser aux équipements.
Un refuge gardé accueille un gardien ou une gardienne, parfois accompagné d’une petite équipe. Celle-ci prépare les repas, entretient les lieux et organise l’accueil des visiteurs. Vous y trouverez généralement un endroit où dormir, des repas et parfois des boissons ou des collations.
Un refuge non gardé fonctionne autrement. Certains refuges ferment leur bâtiment principal en dehors de leur saison d’ouverture, mais laissent accessible un local d’hiver destiné aux alpinistes, aux skieurs de randonnée et aux autres visiteurs.
Ces espaces peuvent être rudimentaires: matelas, couvertures, table et parfois poêle ou équipement sommaire pour cuisiner. En revanche, l’eau courante, l’électricité et le chauffage ne sont pas garantis. Aucun gardien n’est présent pour préparer les repas ou entretenir les lieux.
Un même refuge peut être gardé pendant une partie de l’hiver et non gardé en dehors de ces dates. Il est donc essentiel de vérifier ses conditions d’ouverture avant de partir.

L’eau, l’électricité, le chauffage et les provisions sont souvent plus difficiles à gérer en altitude qu’en vallée. Cela explique certaines particularités qui peuvent surprendre lors d’une première nuit en refuge.
L’accès à l’eau varie selon l’altitude, l’emplacement et les installations du refuge. Certains disposent de l’eau courante, mais celle-ci n’est pas nécessairement potable. D’autres permettent de remplir les gourdes ou vendent de l’eau en bouteille.
Dans les refuges de haute altitude situés sur des itinéraires de ski de randonnée, comme la Haute Route entre Arolla et Zermatt, les conditions peuvent être particulièrement difficiles. Entourés de glaciers et de terrains gelés, certains n’ont aucune eau courante en hiver.
À la Cabane des Vignettes, par exemple, l’eau est produite en faisant fondre de la neige. Dans ces lieux isolés, l’eau potable peut coûter cher: nous avons déjà séjourné dans des refuges où une bouteille coûtait environ 10 €.
À l’inverse, certains refuges du Queyras offrent davantage de confort. Au refuge de la Blanche, il est même possible de prendre une douche chaude, grâce à un système utilisant l’énergie solaire ou le bois.
Notre séjour d’initiation au ski de randonnée itinérant dans le Queyras constitue ainsi une bonne introduction à la vie en refuge, avec un niveau de confort parfois supérieur à ce que l’on imagine en montagne l’hiver.
Quel que soit le refuge, renseignez-vous sur l’accès à l’eau potable avant de partir. Vous aurez besoin de suffisamment d’eau pour l’étape du lendemain, qui peut représenter plusieurs heures de marche en raquettes ou de ski. Vérifiez si vous pourrez remplir vos gourdes, acheter de l’eau ou devrez en transporter davantage.
Certains refuges disposent de douches chaudes, d’autres uniquement de douches froides, et certains n’ont aucune douche. Lorsqu’une douche chaude est disponible, elle peut être payante ou limitée dans le temps, notamment lorsque l’eau et l’énergie sont rares.
Pour une ou deux nuits, se passer de douche est généralement moins gênant qu’on ne l’imagine. Enfiler des vêtements propres et secs après la journée fait déjà une grande différence, et une toilette rapide avec un gant de toilette suffit souvent.
Comme l’explique Bernard Guillaume, notre guide principal:
« Une seule tenue de rechange pour les sous-vêtements thermiques, les sous-vêtements et les chaussettes suffit. Il suffit d’alterner chaque jour pour toujours disposer d’une tenue sèche. Avec des vêtements en laine, on évite aussi les mauvaises odeurs! Il est bien plus important d’avoir un sac à dos léger que des vêtements propres tous les jours! »
Les refuges gardés disposent normalement de toilettes, classiques ou sèches. Ces dernières sont particulièrement fréquentes en altitude, où l’eau est rare et les canalisations peuvent geler.
Emportez un petit flacon de gel hydroalcoolique, surtout si l’eau courante n’est pas disponible. Gardez également votre lampe frontale à portée de main: les toilettes peuvent se trouver à l’écart des dortoirs.
Certains refuges non gardés disposent de toilettes, tandis que d’autres n’ont aucune installation sanitaire.
De nombreux refuges gardés sont chauffés, particulièrement dans les espaces communs où les visiteurs prennent leurs repas et passent la soirée.
Les dortoirs et les autres parties du bâtiment peuvent toutefois être plus frais, notamment pendant la nuit. Prévoyez donc des vêtements chauds et confortables pour la soirée.
Dans les refuges non gardés, certains disposent d’un poêle à bois et d’une réserve de combustible, tandis que d’autres sont peu chauffés, voire pas du tout. Des vêtements chauds et un équipement de couchage adapté sont alors indispensables.
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Les refuges proposent généralement des hébergements collectifs plutôt que des chambres individuelles. Vous pouvez dormir dans un grand dortoir, une petite chambre partagée, sur des lits superposés ou sur des matelas disposés côte à côte.
Les refuges gardés fournissent souvent des couvertures ou des couettes, mais le linge de lit n’est pas nécessairement lavé entre chaque visiteur. L’entretien de grandes quantités de linge est difficile à organiser dans de nombreux refuges de montagne.
C’est pourquoi les visiteurs dorment généralement dans leur propre drap de sac (aussi appelé sac à viande) sous les couvertures ou la couette du refuge. Certains établissements l’exigent et peuvent en vendre sur place. Léger et peu encombrant, il est utile pour des raisons d’hygiène.
Dans un refuge non gardé en hiver, il peut aussi être nécessaire d’apporter son propre sac de couchage. Des matelas et des couvertures sont souvent disponibles, mais les conditions peuvent être plus sommaires.
Dormir en dortoir implique de respecter les autres occupants, notamment lorsque les horaires de coucher et de lever diffèrent. Et n’oubliez pas les bouchons d’oreilles: ils peuvent être particulièrement utiles en cas de ronflements!
Dans un refuge gardé, il est généralement possible de réserver le dîner et le petit-déjeuner, parfois inclus dans la nuitée. Les repas sont souvent simples et copieux, ce qui convient parfaitement après une journée en montagne.
Le dîner est normalement servi à heure fixe, souvent vers 19h, et les visiteurs mangent ensemble. Il est important d’arriver suffisamment tôt: contrairement à un hôtel ou à un restaurant, on ne peut pas compter sur un repas servi à l’heure de son choix.
Selon l’emplacement du refuge, les provisions peuvent être acheminées par hélicoptère ou transportées à pied. Cela explique pourquoi les menus sont limités et pourquoi il est particulièrement important d’éviter le gaspillage alimentaire.
Si vous avez des contraintes alimentaires, signalez-les au moment de la réservation. Les gardiens doivent anticiper les repas et les approvisionnements, et les possibilités d’adaptation sur place peuvent être limitées.
Le petit-déjeuner suit le rythme des départs en montagne. Les alpinistes et les skieurs de randonnée peuvent partir très tôt, parfois avant l’aube, tandis que d’autres visiteurs prennent leur repas plus tard.
De nombreux refuges gardés proposent aussi des pique-niques pour l’étape du lendemain, généralement sur commande. Ils coûtent souvent autour de 15 € et sont pratiques lors d’un séjour itinérant, lorsqu’il n’y a aucun endroit où acheter à manger pendant la journée.
Dans un refuge non gardé, il faut apporter sa propre nourriture ainsi que le matériel nécessaire pour la préparer.
La présence d’électricité ne signifie pas nécessairement que des prises sont disponibles pour les visiteurs. Le refuge utilise son énergie pour faire fonctionner le bâtiment, et la recharge des appareils personnels peut être limitée ou interdite.
Certains refuges proposent des prises, tandis que d’autres n’en mettent aucune à disposition. Même lorsque la recharge est autorisée, les prises peuvent être peu nombreuses.
Emportez donc une petite batterie externe. Après une journée en raquettes ou à skis, particulièrement par temps froid, la batterie de votre téléphone peut être bien entamée. Vous pourrez ainsi le recharger sans dépendre des installations du refuge.

En hiver, on arrive généralement au refuge avec beaucoup de matériel: raquettes ou skis, bâtons, chaussures, gants et vêtements parfois couverts de neige ou humides.
Les chaussures de montagne ne sont normalement pas autorisées dans les espaces de vie et les dortoirs. Un emplacement est prévu pour les déposer, et de nombreux refuges gardés fournissent des chaussons, des Crocs ou d’autres chaussures d’intérieur.
Les skis, raquettes et bâtons doivent également être rangés dans les espaces dédiés. Le gardien vous indiquera où laisser vos affaires à votre arrivée.
Les gants et vêtements humides peuvent souvent sécher dans une pièce ou un espace prévu à cet effet.
Comme la place peut manquer lorsque plusieurs personnes font sécher leur équipement, mieux vaut regrouper ses affaires plutôt que les étaler partout. Une fois le matériel rangé, enfiler des vêtements secs fait partie des petits plaisirs de l’arrivée au refuge.
Il reste généralement du temps pour se détendre avant le dîner. Les visiteurs se retrouvent dans la salle commune, prennent un verre, discutent, jouent aux cartes ou lisent. Après une journée dehors, beaucoup apprécient de se coucher tôt.
Le dîner est un moment collectif. Les visiteurs partagent souvent leur table avec des personnes qu’ils ne connaissent pas encore. Les conversations portent naturellement sur les itinéraires parcourus, les conditions rencontrées et les étapes prévues pour le lendemain.
Le matin commence souvent tôt. Chacun s’habille, prend son petit-déjeuner et prépare son départ, parfois pendant que d’autres dorment encore.
Préparer ses vêtements et son équipement la veille facilite les départs matinaux et évite de faire du bruit dans le dortoir.
Il ne reste ensuite qu’à récupérer ses chaussures et son matériel, terminer son sac et repartir pour une nouvelle journée en montagne.
Les refuges sont des lieux de vie collective. Vous partagez les dortoirs, les sanitaires, les espaces de repas et les installations de séchage avec d’autres personnes, tandis que le gardien et son équipe veillent au bon fonctionnement de l’ensemble.
Respectez les règles du refuge et les consignes du gardien. Il existe généralement une raison pratique aux emplacements prévus pour les chaussures, aux horaires des repas et aux modalités d’utilisation des équipements.
Arrivez suffisamment tôt, particulièrement avant le dîner. Limitez le bruit dans les dortoirs, surtout la nuit et tôt le matin, et évitez les lumières trop fortes lorsque d’autres personnes dorment.
Laissez les espaces communs propres, ne laissez aucun déchet derrière vous et respectez les consignes concernant les poubelles.
Dans un refuge non gardé, cette responsabilité est encore plus importante: aucun gardien ne viendra nettoyer après votre départ. Laissez les lieux prêts pour les visiteurs suivants, remettez le matériel à sa place et vérifiez que les portes et les volets sont correctement fermés.
Gardez surtout à l’esprit qu’un refuge n’est pas un hôtel. C’est un hébergement de montagne partagé, où chacun contribue au confort et au bon fonctionnement des lieux.

Pour une nuit dans un refuge gardé en hiver, les affaires supplémentaires nécessaires au séjour lui-même restent généralement assez limitées:
Un drap de sac (sac à viande): à utiliser avec les couvertures ou la couette du refuge.
Des chaussettes sèches et des vêtements confortables: pour se changer à l’arrivée.
Une lampe frontale: utile la nuit et pour les départs matinaux.
Des bouchons d’oreilles: particulièrement appréciables dans un dortoir partagé.
Une petite batterie externe: pour ne pas dépendre des prises du refuge.
Un gant de toilette et le nécessaire de toilette: notamment lorsqu’il n’y a pas de douche.
Des espèces: utiles lorsque le paiement par carte est impossible ou peu fiable.
Dans un refuge non gardé, il peut être nécessaire d’emporter du matériel supplémentaire, notamment un sac de couchage, de la nourriture et de quoi cuisiner.
Cette liste concerne uniquement les affaires nécessaires pour passer la nuit. L’équipement à prévoir pour l’itinéraire dépendra de l’activité, des conditions et du parcours.
Dormir dans un refuge permet de s’aventurer plus loin en montagne, de passer la soirée à l’écart de la vallée et de poursuivre son itinéraire le lendemain sans redescendre jusqu’à une route ou une station.
La vie en refuge est simple et collective. Après une journée en raquettes ou à skis, il est agréable d’enfiler des vêtements secs, de partager un repas et de passer la soirée avec d’autres personnes qui ont elles aussi parcouru la montagne.
Pour une première expérience, comprendre le fonctionnement des refuges rend les choses beaucoup plus simples. Quelques affaires bien choisies et le respect de la vie collective suffisent généralement.
Si vous partez en autonomie, vous devrez organiser vous-même les aspects pratiques du séjour. Dans le cadre d’un séjour accompagné, les réservations des refuges et une grande partie de la logistique sont prises en charge, et vous recevrez des conseils sur l’équipement à prévoir.
Plusieurs de nos séjours hivernaux comprennent des nuits en refuge.
Notre randonnée itinérante en raquettes dans la vallée de la Clarée est une bonne introduction à cette expérience. Elle associe des journées accompagnées dans la neige à des soirées dans des refuges de montagne traditionnels.
Pour ceux qui souhaitent explorer davantage la montagne à skis, nous proposons également différents séjours de ski de randonnée accompagnés, depuis les itinérances d’initiation de refuge en refuge jusqu’aux parcours de haute montagne plus exigeants.
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